Le collectif D’égal à égales, dont Quazar est membre, organise une conférence débat le jeudi 5 novembre à 20h30 au Centre Jean Vilar (1bis, rue Henri Bergson – La Roseraie). Entrée libre et gratuite.

Avec la participation de :

Nadja Djerrah, membre du bureau national et co-animatrice du groupe de travail Femme, Genre, Égalité de la Ligue des Droits de l’Homme.

Louciné Balasanyan Vayachyan, journaliste, écrivaine arménienne indépendante, militante des Droits de l’homme et des minorités sociales, membre de Quazar.

ÊTRE FEMME ET IMMIGRÉE, LE REFUS DE LA DOUBLE PEINE

Les femmes immigrées sont longtemps restées invisibles. Pourtant l’immigration féminine existait déjà au XIXe siècle.

Aujourd’hui, la prise en compte du genre, des recherches et des données chiffrées genrées, est significative d’un regard nouveau sur les femmes migrantes.

Elles représentent la moitié des personnes immigrée dans le monde, et l’actualité dramatique nous rappelle qu’elles sont souvent victimes de violences.

Elles subissent toutes (plus ou moins selon leur pays d’origine) une double discrimination du fait d’être femmes et étrangères.

De plus, si beaucoup d’entre elles ont au moins un niveau d’étude baccalauréat, elles sont confrontées à des difficultés pour la reconnaissance de leurs diplômes, à une déqualification importante et un taux de chômage supérieur à celui des Françaises.

Les conditions d’accueil accentuent leur vulnérabilité. Le manque de place dans les centres d’hébergement les oblige à dormir dehors. Les trois mois de délai pour avoir l’obtention de l’aide médicale d’état rendent difficile l’accès aux soins et à l’IVG, et l’absence de papiers peut les placer en situation de dépendance.

 

Auteur de l’article : Quazar