Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation 2020

Ce dimanche 26 avril est la Journée nationale du souvenir des victimes et des Héros de la Déportation. Cette année, compte tenu du confinement en raison de la pandémie de Covid-19, la cérémonie officielle n’a pas pu avoir lieu à la stèle des Fusillés de Belle-Beille, à Angers, avenue Notre Dame-du-Lac.

Depuis des années, Quazar qui porte le souvenir des déporté·e·s pour motif d’homosexualité, participe au financement de la gerbe déposée par les associations de déporté·e·s.

Cette année, le monument se situant dans la zone de l’étang Saint-Nicolas fermée au public, aucun dépôt de fleurs n’a été possible.

Malgré cette situation, cette journée représente pour Quazar et ses adhérent·e·s un temps de recueillement et de méditation sur notre histoire.
Quazar avec d’autres Centres LGBTI+ poursuit son inlassable travail sur le devoir de mémoire.

Journée d’études consacrée au sort des homosexuels pendant la Seconde Guerre mondiale annulée

La journée d’études consacrée au sort des homosexuels pendant la Seconde Guerre mondiale qui était programmée le 25 mars dernier par Christine Bard, historienne, et devait être organisée à l’Université d’Angers, a été annulée.

Elle devait réunir notamment chercheurs, étudiants et représentants de l’association LGBT angevine Quazar, et prendre place dans le « mois du genre » de l’Université d’Angers – qui proposait une trentaine d’événements culturels, dans une dynamique d’engagements contre le sexisme et les LGBTphobies.

Cette journée d’études est reportée en 2021.

En savoir plus, article de Télérama, “ Les homosexuels furent parmi les premiers à être envoyés dans des camps de concentration.

Communiqué du Mémorial de la déportation homosexuelle

Dimanche 26 avril 2020

Depuis 1989, année de sa création, le Mémorial de la Déportation Homosexuelle (MDH) milite pour la reconnaissance officielle de la déportation pour motif d’homosexualité et participe aux différentes initiatives et cérémonies honorant la mémoire de tous les déportés.

Cette année, en raison de la crise sanitaire du COVID-19, les pouvoirs publics ont annulé – à raison – toutes les cérémonies publiques pour éviter les rassemblements.

Le MDH a souhaité malgré tout honorer symboliquement et différemment la mémoire des victimes de la déportation.

Nous avons proposé à nos référents locaux et aux associations LGBT de France, de demander à l’un ou l’une de leurs adhérents.es de déposer une fleur ou un bouquet de fleurs devant le monument dédié aux victimes de la déportation.

– Certains.es ont pu le faire car le monument est accessible et se trouve sur l’espace public.
– D’autres ont dû se résoudre à déposer ces fleurs sur les grilles du lieu où se trouve le monument lorsqu’il s’agit d’un espace clos.
– Enfin quelques uns.es n’ont pas pu le faire car le monument se trouve dans un parc interdit au public pendant la pandémie.

Notre action s’inscrit dans le strict respect des règles sanitaires et réglementaires en vigueur.

Les photos qui sont parvenues au MDH ont permis la réalisation de ce kaléidoscope, dont la diffusion numérique permettra à chacun et chacune de s’associer par la pensée à cet hommage.

Il s’agit d’un hommage innovant et original qui nous permet ainsi de surmonter le risque de l’année blanche commémorative et de l’interruption mémorielle.

En 2020 comme les années précédentes, quels que soient les aléas et les difficultés, le MDH, les associations LGBT et les personnes LGBT auront été au rendez-vous de la mémoire et de sa nécessaire transmission.

Hussein Bourgi
Président du MDH

 

 

Auteur de l’article : Quazar1